Symphonie de machines

grillespains2(1)

La sexualité est-elle spécifique aux êtres vivants ?

Entre corps et territoire, il s’agit d’un travail traversé par l’usage des technologies pour en éprouver les limites, les zones de frottement avec le réel. À contre-courant d’un mode de production fonctionnel, le bricolage et le parasitage deviennent des modes d’interventions essentiels à l’invention d’un mésusage des choses, témoignant d’une idiotie jubilatoire et révélateur de nos rapports au réel. La démarche de Diane Grenier, en créant un rapport aux machines qui va de l’absurde au sensible, interroge finalement la place de l’Homme dans le bruit du monde. Partant du constat que l’imagerie du populaire cyborg témoigne du fantasme d’une hyper-sexualisation qui reproduit finalement les mêmes codes hétéro-normés que ceux en jeu dans notre société, Diane Grenier propose de déplacer ces clichés d’une représentation des machines imaginaires aux machines bien réelles qui nous entourent.

 

portrait

Diane Grenier vit et travaille sur Rennes. Artiste, hackeuse et musicienne, elle est diplômée de L’Ecole Européenne Supérieure d’Art de Bretagne-site de Rennes (DNSEP). Elle est également titulaire d’un master en Art et Technologies Numériques sur la question du contact avec l’image interactive et la manière dont l’image numérique, dite « dématérialisée », peut convoquer l’expérience d’un toucher sensible et sensuel.

Site: http://www.dianegrenier.net

Cette création a reçu le soutien du DICREAM (Dispositif pour la Création Artistique Multimédia) alloué par le CNC